La rue de la Plaine en 1880.
Crédit Musée d’Yverdon et région.
« Le vieil Yverdon », éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains, 1994, p.37.
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Les voitures en stationnement occultent de nos jours le très bel espace que définit la rue de la Plaine : on relève parfaitement sa forme originale d’entonnoir. C’est que, pour assurer la défense de la ville fortifiée, il était nécessaire de ménager un large dégagement autour du château. Ainsi, lorsqu’en 1535-1536 celui-ci est mis en état de défense contre les Bernois, on démolit les édifices trop proches qui empêchent de contrôler la rue, à savoir les boucheries dans le prolongement du pont de la Plaine et la chapelle Saint-Nicolas, sur le port de la Plaine qui donnait dans le canal oriental, vis-à-vis de la façade est du château. Les boucheries seront reconstruites en bois, puis en maçonnerie en 1766 afin d’y recevoir des boutiques de marché, et elles disparaîtront définitivement en 1855.
La tour de la Plaine, tout comme l’horloge, est d’origine neuchâteloise, puisqu’elle a été édifiée en 1709 sur des plans de l’architecte Joseph Humbert-Droz. Outre les habituels motifs d’hygiène fréquemment évoqués, la tour a été abattue à la fin du siècle dernier parce qu’on souhaitait mettre en évidence la perspective sur la ville, et surtout sur la façade du château, dont on redécouvre alors toute l’imposante dimension architecturale et historique.