Le château, vers 1893.
Photo André Schmid. Crédit Bibliothèque nationale suisse.
« Le vieil Yverdon », éditions de la Thièle, Yverdon-les-Bains, 1994, p.39.
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Les anciennes fromageries bouchent encore la perspective sur le donjon ; à côté d’elles, on devine les restes du port de la Plaine, un plan incliné aboutissant au canal Oriental et utilisé pour débarquer les marchandises qu’on y acheminait par bateau. En 1855, on avait fait disparaître d’anciennes boutiques de marché, installées dans un édifice semblable à celui des fromageries, placé au débouché du pont de la Plaine et masquant la tour orientale du château.
Ces travaux ont visé à améliorer l’entrée en ville par le pont, en dégageant la façade du château qui devait impressionner le visiteur. Celle-ci est en effet considérée comme digne d’intérêt, voire belle: tout en évoquant une histoire prestigieuse qu’on redécouvre avec le goût nouveau pour le moyen âge, son style correspond à la sensibilité du XIXe siècle, avec les fenêtres ouvertes entre 1807 et 1837 et intégrées dans une surface crépie uniforme.
Les travaux de 1855 faisaient partie d’un plan général de dégagement et d’embellissement de la rue de la Plaine et de son pont, quand on envisageait d’installer une gare ferroviaire au carrefour des Quatre-Marronniers. Ce projet prévoyait aussi la disparition de la tour-horloge de la Plaine, qui a tout de même survécu jusqu’en 1891. Lorsqu’on la détruit cette année-là, on récupère l’horloge et sa cloche qu’on dispose dans un petit campanile au centre de la façade du château.